Christophe Grébert est relaxé, un extrait du jugement mis sur son site :

Le prévenu dirigeant le site litigieux à titre purement privé et bénévole n'était pas tenu de se livrer à une enquête complète et la plus objective possible sur les faits qu'il évoquait (..) Il pouvait donc, dans une rubrique consacrée à une revue de presse, citer des extraits d'un article relatif à un litige mettant en cause la mairie de Puteaux publié dans le quotidien régional Le Parisien -dès lors que, comme au cas présent, il précisait exactement sa source et ne lui faisait subir aucune dénaturation-, sans avoir à vérifier le bien fondé des informations qu'il reproduisait.

Il pouvait également librement, en qualité de citoyen et de contribuable local, lire dans cet article (du Parisien) la confirmation de son opinion sur le coût excessif d'une dépense engagée par sa ville, sans avoir, à cet égard, à démontrer le bien fondé de ce point de vue.

À noter que visiblement il en est de sa poche pour ces frais d'avocats, les contribuables de Puteaux en ont pour 40 000 euros pour payer l'avocat de leur maire, et nous tous pour payer les juges et fonctionnaires pour le spectacle. Et ce n'est probablement pas fini, la mairie de Puteaux a dit vouloir faire appel.

Les avocats doivent bénir tous les jours les textes restreignant la liberté d'expression :).

Ajout 20060318 1101: Analyse du jugement sur le Forum des Droits sur l'Internet, un extrait plus long du jugement (HTML), et le jugement complet (PDF)